Tout le monde veut le changement mais surtout pas pour soi. On souhaite ‘mieux consommer’, mais pas à tout prix.
En matière de « gestion durable » plusieurs raisons expliquent les réticences, encore présentes au sein de certaines marques, à se lancer. La transparence imposée par la pratique du commerce équitable : explication des profits, des sources, des enjeux et l’importance du changement proposé à moyen et long terme tend à considérer l’effort comme inexploitable.
Il ne suffit pas à un dirigeant de se déclarer « vert » pour susciter l’adhésion. Il faut arriver à mettre les acteurs en situation d’expérimentation sur des sujets qui les amèneront à revoir leur posture.
Depuis sa création la marque AZIMUTS s’est impliqué dans multiples projets basés sur le principe du ‘commerce équitable’. L’entreprise est engagée dans une démarche éco-citoyenne et œuvre à la mise-en-place de relations justes et durables avec ses partenaires tout au long de ses filières de production et de distribution. Voici leur façon de présenter publiquement la « gestion durable » de leur marque.
« Le prix d’achat des marchandises fabriquées au Népal représente 23% du prix des ventes.
Les charges payées en France représentent une part importante du prix de vente (76.74%) car elles comprennent la rémunération des salariés d’Azimuts France et tous les frais relatifs aux collections, stockage et à la livraison.
Les prix d’achats ne sont pas négociés « au plus bas » selon les pratiques habituelles du commerce traditionnel. Les partenaires Népalais reçoivent un prix qui permet de verser des salaires corrects et réguliers. Le but étant de permettre aux artisans d’assurer un développement durable de leurs activités.
Pour assurer une rémunération convenable du travailleur Népalais, il convient d’avoir un minimum d’intermédiaires. C’est le cas d’Azimuts qui travaille en direct avec les artisans et peut ainsi exercer le contrôle des rémunérations versées en intervenant notamment lors de la signature des contrats de travail.
Le schéma qui suit illustre et ventile les différents éléments du prix de revient pour la fabrication d’une chemise au Népal.
Une fois importés en France les articles sont stockés, conditionnés et revendus aux différents clients. La création des collections, du catalogue et des opérations de commercialisation sont des opérations françaises. A cette fin la société emploie du personnel et loue des bureaux, un magasin et un entrepôt. Les différents postes de frais qui en découlent y compris le prix d’achat des marchandises sont illustrés dans le graphique ci-dessous. Ce dessin montre l’importance des charges, des frais commerciaux qui sont principalement générés par la vente par correspondance. Les charges liées aux collections sont principalement liées à :
- Prises de vue pour le catalogue
- Déplacements semestriels au Népal
- Frais postaux et de réalisation du catalogue (Mannequins - photos - impression etc…).
Ce graphique expose les charges de la SARL. Mais lorsque les articles sont vendus à travers le réseau de boutiques, celles-ci pratiquent une marge. La marge de la
boutique lui permet de payer ses frais de fonctionnement, à savoir :
Loyers, téléphone, électricité, assurances, honoraires etc….
- Personnel salarié de la boutique et charges sociales
-
Rémunération du travail du commerçant. Ainsi le fait pour les boutiques d’avoir un prix de vente HT qui correspond à peu près à deux fois leur prix d’achat HT est
nécessaire à la rémunération du travail du commerçant, cette règle n’est pas propre au commerce équitable, mais il faut reconnaître au commerçant qui effectue un commerce équitable le droit
d’obtenir une rémunération normale de son travail. En conclusion, la vente par correspondance génère des frais qui lui sont propres, la vente en magasin également et les deux modes de
distribution génèrent un prix final sensiblement équivalant.