...est un textile qui peut être végétal ou artificiel. Appelée d’abord « soie artificielle », puis « rayonne » en 1924, la
viscose fut créée pour répondre à la demande de tissus semblables à la soie, mais plus économiques. Le processus est similaire à la transformation de la pâte à papier en rayonne et permet de
changer des pousses robustes en un tissu soyeux hautement absorbant et antibactérien. Les premières versions étaient déjà faites avec la pulpe d'arbres. Ses propriétés sont proches du coton : peu
élastique, se froissant vite mais ayant un fort pouvoir absorbant et ne feutrant pas. Après la viscose, les chercheurs essayèrent de créer des fibres totalement artificielles à partir de
synthèses moléculaires. Ils réussirent en 1938 et les développèrent depuis. Avec plus d'un millier d'espèces connues et d'innombrables applications, le bambou conquiert aujourd'hui le marché du
textile. Le bambou produit une grande quantité de biomasse et participe à la lutte contre l’érosion par ses vastes racines qui freinent la vitesse de l’eau de pluie. Le bambou réduit le dioxyde
de carbone jusqu’à 12 tonnes de co2 par hectare. Par sa consommation élevée du nitrogène, le bambou lutte contre la pollution de l’eau. La fibre de pin utilisée par G=9.8 est issue des déchets
d'élagage de pin blanc (les branches, pas les troncs). Ils sont macérés, puis passent à travers un tamis pour obtenir des fibres qui coagulent ensuite et sont tissées de manière
traditionnelle.
Toutefois, tout comme la transformation du papier, la transformation de végétaux en viscose peut se révéler assez polluante. Tout ce qui est viscose d'origine végétale n'est donc pas forcément aussi écologique qu'on le voudrait.