Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 21:45

Atomic citrocity 5 Après la crise des subprimes et des faillites en cascade des banques de Wall Street et d’AIG, la plus grande compagnie d’assurance, double jackpot momentané pour les rescapés. Le thème à été traité par Libération il y a 2 jours avec les commentaires de Paul Jorion, anthropologue, sociologue, économiste et spécialiste des sciences cognitives. Un des rares observateurs à prévoir précisément les causes et les effets des déséquilibres financiers des Etats-Unis et du reste du monde.

 

Après toutes ces déferlantes de l’économie mondial, la spéculation reste l’activité dominante dans toutes les salles de marché du monde. Les chiffres mirobolants que les établissements de Wall Street nous présentent, résultent en grande partie du fait que la part de marché des rares survivants à été multiplié par trois ou quatre. Du coup, ils se retrouvent avec de l’argent liquide dont ils ne savent pas quoi faire et se rouent sur les marchés actions des matières premières, sans que ces achats soient justifiés par une embellie de l’économie réelle. N’est-ce pas provocateur ?

Le lendemain de l’explosion financière, les dirigeants de ce monde ont dit : « plus jamais ça ». Où sont-ils ?

 

Une autre bombe à retardement pour 2012, est l’immobilier commercial : les centres commerciaux, les stations touristiques, les bureaux, un peu partout dans le monde. Leur situation est financièrement dramatique. Tous ces actifs immobiliers ont été achetés à crédit et leur niveau actuel de recettes ne suffit pas à couvrir les échéances de crédits. Aux Etats-Unis, les actifs immobiliers commerciaux et industriels se sont déjà dépréciés de 30%. Leur financement, c’est du crédit revolving, qui arrive à échéance en 2011 ou 2012. Qui acceptera de leur prêter des sommes supérieures à la valeur marchande de ces immeubles aujourd’hui ? Personne bien entendu ! Le pire est devant nous. Les deux prochaines années seront des années redoutables.

 

Ça montre surtout qu’on n’a pas pris conscience de la gravité du problème : ce n’est pas une question de détails, tout le système est à terre.

Extraits Libération du 18/01/2010

Publié dans : Casse-tête...
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