Greenwashing est un terme anglophone, le plus souvent traduit par ‘lavage vert’.
Cette méthode consiste à mettre en avant les efforts d’une entreprise en termes de développement durable et de protection de l’environnement. Ce blanchiment prétend « laver » l'image d'une entreprise en la présentant plus verte qu'elle ne l’est. Parfois ces efforts ne sont pas réels ou moins avancés que ce qui est prétendu en communication.
Mais un mouchard est arrivé pour stopper les abus : greenwashingindex.com
Un site web qui calcule l’indice de la greenwashing attitude.
Ses membres détestent le blanchiment de l'image d'une marque en la peignant en vert. Sur le site, ils ont mis en place un instrument mesurant la véracité des communiqués se référant à la protection de l'environnement.
Ecrits, télévisés, radiophoniques ou électroniques, toutes les annonces diffusées par les entreprises sont évaluées par les internautes, en fonction de plusieurs critères. De ces évaluations ressort une note globale, qui représente la valeur de chaque marque dans l'indice de la greenwashing.
D'authentiques à bidon en passant par suspectes, ces valeurs varient de 1 à 5. Plus l'indice de blanchiment est élevé, plus la sincérité de la marque est mise en doute.
Une société ou une organisation qui consacre davantage de temps et d'argent à communiquer sur sa démarche écologique plutôt qu'à la mener. Ou encore, sous couvert de protéger l'environnement, celles qui justifient des prestations ou des services médiocres. L'exemple des chaînes d'hôtel qui se disent ‘vertes’ uniquement parce qu'elles ne changent pas tous les jours la serviette de bain de ses clients, ou les banques qui n'envoient plus de relevé de compte à domicile parce qu'il est consultable sur internet et que le web évite de gaspiller du papier !
Comment repérer le blanchiment écologique ?
Le principe de base est la méfiance : toute annonce à caractère environnemental doit susciter le doute, et inciter l'internaute à vérifier l'ensemble des actions de la société en inspectant son site web. Informations sur la composition de ses produits, fournisseurs et démarche qualité. Ses pratiques sont-elles écologiquement correctes ? S'intéresse-t-elle à la protection de l'environnement depuis longtemps ? Bref, la question à se poser est de savoir s'il existe des informations crédibles. Il y est conseillé aussi de faire une petite recherche sur Google en associant le nom de l'entreprise au mot « environnement » afin de voir ce qui remonte !
Les critères de notation prennent en compte une dizaine de critères. Entre autres, la tromperie par les mots. L’ambigüité du vocabulaire ou des expressions utilisées. Laissent-ils supposer des choses qui n'existeraient pas ?
La tromperie visuelle. L'annonceur a-t-il utilisé la couleur verte ou des images évoquant la nature pour faire croire que ses produits sont plus écologiques qu'ils ne sont ?
Les exagérations ou les fausses promesses : les engagements annoncés au bénéfice de telle ou telle action en faveur de l'environnement sont-ils crédibles ? Les avantages sur la santé de tel ou tel produit sont-ils bien réels ? Enfin, sont également pris en compte dans l'indice des critères éthiques, par exemple l'écologie comme argument pour détourner l'attention des consommateurs, ou encore le mensonge par omission.